10 erreurs à éviter lors d’une pose de terrasse en bois sur plot

10 erreurs à éviter lors d'une pose de terrasse en bois sur plot

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Une belle terrasse en bois… C’est souvent le projet qui nous fait rêver. On s’imagine déjà les barbecues entre amis, les siestes au soleil, les petits-déjeuners en famille. Et la technique de pose sur plots a tout pour séduire. Elle semble plus simple, plus rapide et plus accessible que la pose traditionnelle sur dalle béton. C’est vrai, en partie. Mais attention aux raccourcis ! Une pose sur plots mal maîtrisée peut vite transformer le rêve en cauchemar. Pour vous éviter bien des tracas, on a listé les 10 erreurs les plus courantes à ne SURTOUT pas commettre.

L’erreur n°1 : Bâcler la préparation du sol

C’est l’erreur la plus fréquente. Et la plus grave. On se dit que les plots vont compenser les défauts du sol. Faux ! La base de votre projet, c’est le sol. Il doit être stable, tassé et propre. Si vous posez directement sur de la terre ou du gazon, votre terrasse va bouger avec le temps.

C’est inévitable. Les plots vont s’enfoncer de manière inégale et votre belle terrasse plane se transformera en un parcours vallonné.

La bonne méthode ? Commencez par décaisser le sol sur 15 à 20 cm. Ensuite, étalez une couche de gravier ou de tout-venant que vous allez bien compacter avec une plaque vibrante. N’oubliez JAMAIS de poser un film géotextile avant le gravier pour empêcher les mauvaises herbes de pousser.

C’est un petit détail qui change tout. Un sol bien préparé, c’est la garantie d’une structure qui ne bougera pas pendant des années.

L’erreur n°2 : Mal calculer le nombre de plots et de lambourdes

Ici, la tentation est grande de vouloir économiser quelques euros. On se dit qu’en espaçant un peu plus les plots ou les lambourdes, ça passera. Grosse erreur. Chaque élément de votre structure a un rôle de portance. Un espacement excessif va créer un « effet trampoline ».

Votre terrasse sera souple, elle grincera, et les lames risquent de se déformer rapidement. Pas super, non ?

En général, on respecte un entraxe de 50 cm entre les lambourdes. Pour les plots, l’espacement dépend de la section de vos lambourdes, mais il se situe souvent entre 50 et 70 cm. Prenez le temps de dessiner un plan précis (on appelle ça le calepinage).

Cela vous aidera à visualiser la structure et à commander la bonne quantité de matériaux. Si vous n’êtes pas sûr de vous, mieux vaut se renseigner auprès d’experts. Pour une pose de terrasse en bois à Bordeaux, par exemple, les artisans sauront exactement comment calculer vos besoins pour une solidité imbattable.

L’erreur n°3 : Négliger la pente pour l’évacuation de l’eau

Une terrasse en bois, même sur plots, doit évacuer l’eau de pluie. Si l’eau stagne, le bois va finir par pourrir, les champignons vont se développer et la durée de vie de votre installation sera divisée par deux. Et c’est valable même pour les bois les plus résistants.

La règle d’or est simple : il faut créer une légère pente, d’environ 1 à 1,5 %. Cela signifie une inclinaison de 1 à 1,5 cm par mètre. Cette pente doit être orientée depuis la maison vers le jardin pour éloigner l’eau de vos murs. Heureusement, les plots réglables sont parfaits pour ça.

Il suffit de jouer sur leur hauteur pour créer cette pente discrète mais ESSENTIELLE. C’est un réglage minutieux, mais qui assure la pérennité de votre ouvrage.

L’erreur n°4 : Choisir un bois inadapté

Tous les bois ne se valent pas pour un usage extérieur. Le choix du bois va dépendre de votre budget, de l’esthétique recherchée, mais surtout de sa résistance à l’humidité et aux insectes. On parle de « classe d’emploi ». Pour une terrasse, il faut impérativement un bois de classe 4 ou 5.

Voici les options les plus courantes :

  • Le pin traité autoclave : C’est l’option la plus économique. Le bois est traité en profondeur pour résister aux agressions extérieures. Son aspect est simple et il demande un entretien régulier.
  • Les bois exotiques (Ipé, Cumaru, etc.) : Ils sont naturellement de classe 4 ou 5. Ils sont très denses, très stables et leur couleur est souvent magnifique. C’est un investissement plus important, mais leur durabilité est excellente.
  • Le bois composite : Un mélange de fibres de bois et de résine plastique. Il ne grise pas et demande très peu d’entretien. Attention cependant, la qualité varie énormément d’une marque à l’autre.

Prenez le temps de bien vous renseigner sur la provenance et la classe du bois avant d’acheter. C’est le garant de sa longévité.

L’erreur n°5 : Oublier le joint de dilatation

Le bois est une matière vivante. C’est ce qui fait son charme ! Mais cela signifie aussi qu’il travaille. Il se gonfle avec l’humidité et se rétracte avec la chaleur. Si vous ne lui laissez pas d’espace pour bouger, les lames vont se toucher, se déformer, tuiler et même faire sauter les vis.

C’est le drame.

Il faut donc prévoir un espace, qu’on appelle joint de dilatation : – Entre chaque lame : laissez un espace de 4 à 7 mm. Des petites cales existent pour vous aider à avoir un espacement régulier. – En périphérie : laissez au moins 1 cm entre la dernière lame et tout obstacle (un mur, un poteau, etc.).

L’erreur n°6 : Fixer les lames de manière incorrecte

La fixation est une étape cruciale. Deux options s’offrent à nous : les vis apparentes ou les clips invisibles. Les clips offrent une finition plus épurée, mais attention, toutes les lames ne sont pas compatibles. Si vous optez pour les vis, la qualité est primordiale.

Utilisez impérativement des vis en acier inoxydable (inox A2 ou A4). Les vis classiques vont rouiller en quelques mois, laissant des traces noires disgracieuses et perdant leur pouvoir de fixation.

Aussi, pensez à pré-percer les lames, surtout pour les bois durs et en bout de lame. Cela évite au bois de fendre lors du vissage. Deux vis par lambourde, c’est la règle.

L’erreur n°7 : Zapper la bande bitumineuse sur les lambourdes

Voilà une astuce de pro qui fait toute la différence. La bande bitumineuse (ou bande d’étanchéité) est un ruban adhésif que l’on vient coller sur la face supérieure des lambourdes, là où les lames seront posées. À quoi ça sert ? C’est simple. L’eau s’infiltre toujours un peu entre les lames.

Cette bande va protéger la lambourde, qui est l’élément le plus exposé à l’humidité stagnante. Elle empêche l’eau de pénétrer dans le bois et au niveau des trous de vis. C’est un petit investissement qui prolonge considérablement la vie de votre structure.

L’erreur n°8 : Se tromper dans le sens de pose des lames

Le sens de pose des lames a un impact esthétique et pratique. Esthétiquement, des lames posées dans le sens de la longueur donneront une impression de profondeur à votre terrasse. Des lames posées dans la largeur la feront paraître plus large. C’est une question de goût.

Côté pratique, il faut se souvenir que les lambourdes doivent toujours être perpendiculaires aux lames de terrasse. Le sens des lames va donc dicter l’orientation de toute votre structure porteuse. Pensez-y dès le début, lors de la conception de votre plan !

L’erreur n°9 : Ignorer la ventilation sous la terrasse

Votre terrasse doit respirer ! Une bonne circulation de l’air sous le platelage est indispensable pour évacuer l’humidité. C’est pour cette raison que la pose sur plots est si intéressante. Elle crée naturellement un vide sanitaire. Assurez-vous que cet espace ne soit pas obstrué.

Évitez de fermer complètement les côtés de la terrasse ou, si vous le faites, prévoyez des grilles de ventilation. Une mauvaise aération favorise la condensation, la moisissure et la prolifération de champignons qui vont attaquer le bois.

L’erreur n°10 : Sous-estimer l’entretien post-pose

Ça y est, la dernière vis est posée. On pense que le travail est fini. Pas tout à fait ! Une terrasse en bois, ça s’entretient. Avec le temps et les UV, le bois va naturellement griser. Certains aiment cet aspect argenté, d’autres non. Si vous voulez conserver la couleur d’origine, il faudra appliquer un saturateur une à deux fois par an.

Un bon entretien annuel garantit non seulement l’esthétique mais aussi la durabilité de votre terrasse. Au minimum, un bon nettoyage au balai-brosse une fois par an est nécessaire pour enlever les mousses et les saletés qui retiennent l’humidité.

Faire appel à un pro : la garantie d’une terrasse réussie

On l’a vu, la pose d’une terrasse sur plots demande de la rigueur et des connaissances techniques. Et si on se sent dépassé, il n’y a aucune honte à faire appel à un artisan. D’ailleurs, si vous êtes dans la région, on ne peut que vous recommander Les Parqueteurs Bordelais.

Avec leur titre de Maître Artisan et plus de 15 ans d’expérience, ils ont un savoir-faire vraiment imbattable pour ce type de projet. Ils sont basés au 81 Bd Pierre 1er, 33110 Le Bouscat, et leur expertise locale est un vrai plus pour garantir un projet qui dure dans le temps. C’est le genre de pro qui transforme un projet stressant en une expérience super positive.

Conclusion : La préparation est la clé

Au final, réussir sa terrasse en bois sur plots repose sur un principe simple : la préparation et le souci du détail. Ne sautez aucune étape, ne cherchez pas à économiser sur les éléments de structure et respectez les règles de l’art. Chaque erreur évitée est une année de vie gagnée pour votre terrasse.

En suivant ces conseils, vous mettez toutes les chances de votre côté pour profiter de votre petit coin de paradis pendant de très longues années. Alors, prêt à vous lancer ?